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Mythes démystifiés

Faux ou réalité ?

Vous trouverez ci-dessous des sentiments courants qui sont présentés comme des faits mais qui n’ont aucun fondement dans la réalité. Cliquez sur le mythe ci-dessous pour découvrir pourquoi ils ne sont pas factuels:

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Mettons à bas le mythe de l’anglophone riche. Deux termes clés sont utiles pour comprendre la situation critique de la communauté : missing-middle et the missing-out-middle. La communauté anglophone se définit par une population en déclin, une population vieillissante et ce qu’on appelle le  » missing-middle « , c’est-à-dire une faible proportion de personnes âgées de 15 à 44 ans et un  » missing-out-middle  » ayant, en moyenne, des niveaux de revenu et d’emploi inférieurs à ceux de leurs homologues francophones. Les Montréalais d’expression anglaise gagnent 5000 $ de moins par an qu’un francophone. Dans les Cantons de l’Est, les jeunes anglophones gagnent 4 000 $ par an de moins que les francophones de leur âge ayant la même éducation et 51 % des femmes anglophones ne sont pas sur le marché du travail. Les Québécois d’expression anglaise sont nettement plus pauvres que les francophones, 38,5 % des anglophones gagnant moins de 20 000 dollars par an contre 31,8 % pour les francophones. Les anglophones à revenu élevé sont moins nombreux, 26,3 % d’entre eux gagnant plus de 50 000 $ par an, contre 28,6 % pour les francophones. La portion de la population anglophone sous le seuil de faible revenu est de 17,8 % contre 11,8 % pour les francophones. En ce qui concerne le revenu médian, les hommes anglophones gagnent 29 405 $ contre 31 412 $ pour les hommes francophones. Les femmes anglophones sont légèrement avantagées à 20 982$ contre 20 351$ pour les francophones. Les changements proposés ne feront qu’aggraver ces problèmes et pénaliser une population qui a besoin d’aide et de compréhension.

Les Québécois anglophones sont à la fois extrêmement bien éduqués, et ont également un taux plus élevé de faible éducation. Parmi les anglophones âgés de 25 à 44 ans, 26,4% ont un diplôme d’études secondaires ou moins contre 23,9% pour les francophones. Dans l’ensemble, 40,7 % vs 41,2 % des anglophones et des francophones ont un faible niveau de scolarité, soit un peu moins que les francophones. Les anglophones sont également beaucoup plus susceptibles d’avoir un niveau de scolarité élevé, 29,6 % d’entre eux ayant un diplôme universitaire ou mieux, contre 19,2 % des francophones. Parmi les personnes âgées de 25 à 44 ans, 42,7% des anglophones contre 29,5% des francophones ont une éducation supérieure.

En ce qui concerne le pourcentage d’anglophones dans la population active, 65,2% travaillent contre 64,3% des francophones. Cependant, le chômage est plus important pour les anglophones malgré cela, avec 8,9% d’anglophones au chômage contre 6,9% de francophones. Le niveau de bilinguisme des anglophones est élevé, 69% d’entre eux étant bilingues, et la cohorte qui a entre 15 et 24 ans étant 79% bilingue et entre 24 et 64 ans étant 74% bilingue.

Un autre aspect critique sont les anglophones qui ont quitté le Québec. Leur présence, ou leur absence, se fait sentir à nos tables de dîner, à nos rencontres sociales et à nos lieux de travail. Plus de 50% des anglophones de langue maternelle ont quitté le Québec, contre seulement 4% des francophones. Les anglophones du Québec sont beaucoup plus susceptibles d’avoir obtenu un diplôme universitaire (+46 %), d’avoir une maîtrise (+51 %) et d’être titulaires d’un doctorat (+32 %) que les autres Canadiens du RDC. Ils sont également beaucoup moins susceptibles que les autres Canadiens de ne pas avoir de diplôme d’études secondaires. « Cet exode des anglophones du Québec pendant leurs meilleures années de travail constitue une véritable perte de capital humain pour les communautés anglophones du Québec, mais aussi une perte de savoir-faire pour la société québécoise dans son ensemble. » Le taux de chômage des anglophones restés au Québec était deux fois plus élevé que celui des anglophones québécois vivant désormais dans d’autres provinces (4,3 %).

Regardons les autres communautés linguistiques officielles du Canada. Comparativement, seuls les Franco-Terre-Neuviens ont un taux de rétention moindre dans leur province d’origine. Les francophones vivant à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba ont un taux de rétention plus élevé que les anglophones. Sur le plan socio-économique, les Franco-Ontariens gagnent jusqu’à 6 000$ par an de plus que les non-francophones en Ontario et les revenus des Franco-Albertains sont au même niveau que la majorité.

Quelque chose ne va pas du tout. Une population hautement éduquée et bilingue qui est significativement plus pauvre, plus au chômage malgré un taux de participation au marché du travail plus élevé et une majorité d’entre eux avec des compétences élevées sont partis pour des pâturages plus verts volant tout le monde de leurs talents. Quelle est la conclusion raisonnable de cette anomalie ? Une discrimination systémique contre les anglophones du Québec sur le marché du travail, aux niveaux de compétence fédéral, provincial et municipal. Quels sont les facteurs qui en sont la cause ? Il existe des barrières à l’entrée à la langue de travail, aux lieux de travail, et une discrimination manifeste à l’embauche de non-francophones.

Nous devons corriger cela. Les gouvernements fédéral et provincial doivent s’engager dans des programmes d’emploi progressifs pour les Québécois anglophones afin d’améliorer une situation socio-économique qui n’existe pour aucun autre groupe linguistique du pays. Cela nous coûte un précieux capital humain et, surtout, la dignité humaine.

La documentation d’appui se trouve sur notre page de téléchargement.

Les fondements intellectuels, juridiques et rhétoriques des lois linguistiques restrictives sont maintenus par un mythe inattaquable : le français est menacé au Québec. Les statistiques de Statistique Canada, du Conseil supérieur de la langue française et de l’Office québécois de la langue française montrent toutes l’expansion du français et des francophones. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, plus de personnes (95 %) n’ont parlé le français dans ce qui est maintenant le Québec. Bien qu’il y ait de légers déclins dans le pourcentage de francophones de langue maternelle au Québec, ces gains sont associés à une population allophone en expansion grâce à l’immigration. Plus de 75 % de ces personnes sont acculturées à la langue, à la culture et aux établissements d’enseignement français. Les francophones gagnent plus que les anglophones et occupent des postes techniques, commerciaux et professionnels dans toute la province. Ils constituent 97,3 % de la fonction publique. Le statut des francophones est socio-économiquement supérieur à celui des anglophones et des autres groupes minoritaires, une situation inversée par rapport à il y a 50 ans.
La documentation d’appui se trouve sur notre page de téléchargements.

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Les juridictions fédérales du travail ne sont pas une force anglicisante au Québec. La grande majorité de ces travailleurs travaillent en français, et ont le droit de le faire. Il existe aujourd’hui 3 régimes juridiques distincts pour ces travailleurs. Il y a 171 000 employés sous juridiction fédérale au Québec, ce qui représente 4,4 % de tous les employés du Québec. Ces employés relèvent de trois régimes distincts, qu’il s’agisse de lieux de travail publics ou privés : ceux qui sont régis par la LLO, ceux qui sont volontairement régis par les lois linguistiques provinciales et ceux qui ne sont régis par aucun régime juridique linguistique. Les employés travaillent dans les secteurs de compétence fédérale du transport international et interprovincial (aérien, ferroviaire, routier et maritime) et des pipelines, des télécommunications et de la radiodiffusion, des banques, des industries nucléaires et des sociétés d’État comme Via Rail et Postes Canada. Parmi ces travailleurs, 36 400 sont assujettis à la LLO, dans le cadre de sociétés d’État actuelles ou anciennes. Ces travailleurs voient leurs droits de travailler en anglais et en français respectés. Les 134 600 autres employés travaillent dans 1 760 entreprises qui ne sont pas soumises à une loi linguistique. Parmi ces entreprises, 38 % ont choisi d’obtenir un certificat de francisation de l’OQLF (*frissons*) et elles emploient 63 411 personnes, soit 55 % des employés non assujettis à la LLO. Quelques grands noms ont acquiescé à la Loi 101 : Bell Canada, Rogers, Banque Nationale, RBC, CIBC, TD et Banque Scotia. Selon un récent recensement, 95,8 % de tous les Québécois francophones déclarent utiliser le français au travail  » le plus souvent « , 0,8 % n’utilisent jamais le français et 70 % n’utilisent jamais l’anglais au travail. 71 % des employés des entreprises sous réglementation fédérale de la région de Montréal travaillent principalement en français, 20 % travaillant en anglais. Pour les entreprises totalement non réglementées, les informations sont imparfaites, mais le sondage et l’étude montrent que « le français semble être la langue de travail et de communication interne dans les entreprises du secteur privé de compétence fédérale au Québec, et que les employés de ces entreprises peuvent généralement travailler en français et avoir accès à des outils de travail en français. »  

Donc, définitivement, la langue de travail au Québec est le français. Les changements à la  » triple entente  » actuelle travailleront en fait à diminuer la langue de travail en français exclusivement et le droit de travailler dans l’une ou l’autre langue, si la LLO ou un régime proportionnel est imposé. 

Une question cruciale pour le gouvernement fédéral, les Québécois et les Canadiens est : Allons-nous congédier, ou ne pas embaucher des gens, parce qu’ils ne parlent pas français ?

La documentation à l’appui peut être trouvée sur notre page de téléchargements.